Financement de l’hôpital de Fécamp par l’ARS – Communiqué de presse

Je veux rassurer la communauté hospitalière et les habitants du territoire fécampois attachés à leur […]

Je veux rassurer la communauté hospitalière et les habitants du territoire fécampois attachés à leur hôpital de proximité de grande qualité, qui ont pu légitimement s’alarmer à la lecture des propos anxiogènes tenus dernièrement à ce sujet : l’Etat continuera, comme il le fait aujourd’hui, à financer le centre hospitalier des Hautes Falaises.

En effet, plusieurs média locaux se sont faits l’écho des « inquiétudes » de Madame le Maire de Fécamp, Présidente du conseil de surveillance de l’hôpital, Présidente de la communauté d’agglomération Fécamp Caux Littoral, Vice-Présidente de la Région Normandie et du Pôle métropolitain de l’Estuaire, laquelle, sur la base d’informations qu’elle qualifie de « secrètes », prétend que l’hôpital de Fécamp pourrait perdre une subvention de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de 3,2 millions d’euros par an, en laissant entendre que l’existence même de cet établissement de santé pourrait être remise en cause.

Ayant découvert ce sujet dans la presse, je me suis rapprochée de la directrice de l’ARS et de la direction de l’hôpital. De ces échanges, il ressort qu’un courrier, daté du début du mois de décembre, a été adressé par l’ARS à l’hôpital de Fécamp, demandant à ce dernier d’indiquer si l’objet de l’aide de 3,2 millions d’euros, à savoir le financement (remboursement des emprunts notamment) de la construction du centre hospitalier, est inchangé, et ce en vue de stabiliser juridiquement le contrat entre l’ARS et l’hôpital des Hautes Falaises.

Il s’agit simplement, de fait, de s’assurer, comme pour tous les hôpitaux de France, que les opérations que l’État finance sont toujours en cours. Ainsi, pour le centre hospitalier de Fécamp, ces 3,2 millions d’euros continueront à être alloués tant que cela sera nécessaire au financement lié à la construction de l’hôpital… du moins en l’état de la politique actuelle, puisqu’il n’a échappé à personne que le principal candidat de la droite aux élections présidentielles entendait réduire drastiquement les financements des politiques publiques de santé, en plus de la suppression d’un demi-million de postes de fonctionnaires.

Je m’étonne du calendrier des « inquiétudes » de Madame le Maire de Fécamp : l’hôpital reçoit un courrier au début du mois de décembre, la nouvelle directrice de l’ARS visite l’établissement le 17 février dernier à l’occasion du dixième anniversaire de l’établissement, et à aucun moment personne n’évoque ce sujet… qui ressort à moins de 3 semaines du premier tour de l’élection présidentielle. Je ne peux m’empêcher de trouver ce hasard assez troublant.


> Voir dans la presse

Sur le site de tendance ouest 

> l’article du Paris-Normandie

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